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le 21 avril 2026

Message de la part du pasteur Jean-Pierre Molina

message pour info

La Miss Pop – présentation

La Miss Pop alias Mission Populaire, de son nom complet Mission Populaire Évangélique de
France est un mouvement d’entraide et d’évangélisation membre de la Fédération Protestante de
France. Née en 1872 à l’initiative du révérend Mac All, pasteur écossais et de son épouse, venus
à Paris dans des visées missionnaires et bouleversés par l’état moral et physique du monde
ouvrier au lendemain de la Commune, elle a tout de suite engagé des actions d’alphabétisation,
d’accueil de jour, de soutien médical, de bibliothèques populaires, de prédication biblique, de
lutte contre l’alcoolisme … Un siècle et demi plus tard elle poursuit sa vocation avec, en plus, un
accueil des étrangers à qui elle offre l’apprentissage du français, l’aide aux demandes de permis
de séjour, la recherche de logements et tout ce que par ailleurs elle propose aux Français,
adultes, enfants, vieillards sans distinction de sexe, d’origine ethnique ou de religion. La Mission
Populaire exerce son action principalement dans des maisons appelées Fraternités où elle
pratique accueil inconditionnel, entraide par le vêtement, la nourriture, débats et rencontres de
tous ordres. Elle a un talent particulier pour perdre des subventions publiques sous prétexte
qu’elle ne renonce jamais à s’appeler « protestante » alors que sa pratique quotidienne se
caractérise par une laïcité à toute épreuve.

Tribune : Non, tout simplement !

Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit.

Ces derniers jours, la France a assisté, une fois de plus, à un déferlement de haine à l’encontre d’un élu de la République, Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis. Les insultes, les sous-entendus racistes, les amalgames ont envahi les réseaux sociaux, les plateaux télévisés, les colonnes de certains médias. Mais ce qui est encore plus effrayant, c’est la banalisation de ces propos. Comme si, en 2026, on pouvait encore réduire un homme ou une femme à sa couleur de peau, à son origine, à sa religion. Comme si, dans notre pays, on pouvait encore tolérer que des citoyens soient stigmatisés, humiliés, menacés, simplement parce qu’ils ne correspondent pas à une certaine idée de la « francité ».

Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. Et pourtant, il se propage, il s’installe, il devient presque une habitude. On s’indigne un jour, on tourne la page le lendemain.

Nous, chrétiens, nous ne pouvons pas nous taire.

Nous ne pouvons pas nous contenter de hocher la tête, de soupirer, de partager un post sur les réseaux sociaux avant de passer à autre chose. L’Évangile nous appelle à être des sentinelles, des témoins, des bâtisseurs de paix. Il nous rappelle que chaque être humain est créé à l’image de Dieu, qu’il mérite respect, dignité, justice. Jésus n’a jamais demandé à ses disciples de rester silencieux face à l’injustice. Il leur a demandé d’aimer, de servir, de défendre les plus faibles, les plus vulnérables, les plus exposés.

Alors aujourd’hui, nous disons non.

Non au racisme ordinaire – ce racisme qui s’immisce dans les conversations, qui se cache derrière des « blagues », qui se déguise en « bon sens populaire ». Ce racisme qui, parce qu’il est répété, devient acceptable. Mais le racisme n’est jamais acceptable. Il ne doit jamais devenir une norme, une fatalité, une habitude.

Non aux propos qui incriminent une personne sur sa couleur de peau, son origine, sa religion – comme si ces critères pouvaient définir sa valeur, sa légitimité, son droit à exister dans l’espace public. Un élu, un citoyen, un voisin, un collègue, un ami : personne ne doit être jugé, rejeté ou humilié pour ce qu’il est.

Non aux incendiaires qui attisent le feu de la haine à des fins politiques – ceux qui, pour servir leurs ambitions ou leurs idéologies, n’hésitent pas à semer la division, à désigner des boucs émissaires, à instrumentaliser la peur. La politique doit être un lieu de débat, de confrontation d’idées, jamais un terrain de chasse aux sorcières.

Non, au nom de l’Évangile – notre boussole, notre guide, notre force. L’Évangile nous rappelle que l’amour du prochain n’est pas une option, mais un commandement. Il nous rappelle que la justice n’est pas une utopie, mais un combat. Il nous rappelle que la paix ne se décrète pas, elle se construit, chaque jour, par nos actes, nos paroles, nos choix.

Et nous disons oui.

Oui à la fraternité – cette fraternité qui nous unit au-delà de nos différences, qui nous pousse à tendre la main, à écouter, à comprendre. La fraternité n’est pas un mot creux, c’est une pratique, un engagement, une façon de vivre ensemble.

Oui à la vigilance – cette vigilance qui nous pousse à ne jamais baisser la garde, à dénoncer chaque dérive, chaque propos, chaque acte raciste. La vigilance, c’est le refus de la résignation, le refus de l’indifférence.

Oui à l’espérance – cette espérance qui nous dit que le monde peut changer, que les cœurs peuvent s’ouvrir, que la haine peut reculer. L’espérance, c’est la conviction que, même dans les moments les plus sombres, la lumière peut percer.

À nous, chrétiens, citoyens, acteurs de la société civile, de porter cette parole, de vivre ces valeurs, de faire entendre cette voix.

La Mission Populaire Évangélique de France, fidèle à son histoire, à ses engagements, à sa foi, refuse de se taire. Elle appelle chacun à se lever, à parler, à agir. Parce que le silence, c’est la complicité. Parce que l’indifférence, c’est la défaite. Parce que l’amour, lui, ne se tait jamais.

Valérie Rodriguez, Secrétaire générale

Pour la Mission Populaire Évangélique de France

Jean-Pierre Molina Pasteur

Adresse nationale : Mission Populaire Évangélique de France
47 rue de Clichy 75009 Paris
tl : 01 48 74 98
Site internet = Mission Populaire Évangélique de France