bénédiction du mariage
Le Temple de St Pargoire, en ce samedi le 14 février a vécu un beau moment solennel et important.
En effet, c’était le jour de bénédiction de mariage pour Ester et Wittenberg, accompagnés de leurs familles et amis.
La bénédiction a été donné par notre pasteur Jean-Pierre Julian :
Première lettre de Jean 4 v 7 à 14 et Jacques 3 v 17 et 18
Chère Esther et cher Wittenberg,
Parfois la vie nous réserve des rencontres insolites. Qui aurait prédit qu’en ce 14 février 2026 vous recevriez la bénédiction de Dieu pour votre mariage par un pasteur de l’EPUdF ? Qui aurait pu prédire que nos rencontres de préparation, qui se sont déroulés dans la paix et la confiance de Celui qui nous rassemble aujourd’hui, qui aurait pu prédire que nous nous retrouverions avec vos parents, vos proches, vos amis, vos sœurs et frères en Christ, mes sœurs et mes frères en Christ, dans ce temple de Saint Pargoire ? Parfois la vie et Celui qui est la Vie nous prend par la main et nous encourage à faire un pas de côté pour nous ouvrir à une autre culture d’Eglise. Nous avons fait, tous les quatre avec Cameron, ce petit pas de côté pour nous accueillir mutuellement. Et en faisant ce petit pas de côté nous avons été accueillis par Celui qui est plus large d’Esprit que nous-mêmes, notre Seigneur, notre Dieu et Père. Nous avons été accueillis par son Amour, et nous apprenons à vivre dans Son Amour et de Son Amour
Vous avez choisi deux textes pour cette bénédiction de mariage. Le premier nous parle de l’Amour selon Dieu et le second de la Sagesse de Dieu qui est mue, elle aussi, par l’Amour selon Dieu.
Le terme Amour, Agape en grec (car le nouveau testament a été écrit en grec), ce terme Agape sous-entend cette idée de chérir nos enfants. Dieu notre Père nous chéri comme ses enfants. Cette définition pour intéressante qu’elle soit, est incomplète car elle n’indique pas jusqu’où est allé l’Amour de notre Dieu pour l’humanité et toute la création. Son Amour n’est pas seulement celui de prendre dans ses bras un enfant, ce n’est pas seulement celui de regarder avec Amour ses enfants et de leurs dire des paroles d’Amour qui vont les fortifier. L’Amour selon Dieu est encore plus profond que cela. Cet Amour-là n’est pas non plus seulement un beau sentiment qui nous envahit, c’est encore plus profond que cela. Il ne se résume pas à ce désir d’aimer qui vit en chacun de nous. Non, cet Amour de Dieu vient de plus loin que cela, des profondeurs de Dieu Lui-même. L’Evangéliste Jean écrit : « L’Amour, l’Agape, est de Dieu. » Cela veut dire qu’Il s’origine en Dieu seul. Il est de Dieu, il vient de Dieu. Nous devons ici faire une pause pour bien entendre ce que nous dit l’Evangéliste Jean : « L’Amour est de Dieu » puis il ajoute « cet Amour ce n’est pas que nous ayons aimé Dieu mais que lui nous a aimé. » L’Agape, l’Amour s’origine donc en Lui, Il vient de Lui. Lorsque Son Amour nous rencontre nous découvrons l’étrangeté de cet Amour. Car Son Amour est tout autre. Il est plus large, plus profond, plus aimant, plus étonnant, plus radical même. Lorsque cet Amour nous effleure alors nous commençons à discerner ce que cela peut vouloir dire Aimer selon son Amour et Aimer par son Amour. Ceci dit, tant que cet Amour ne nous a pas effleuré, rencontré, nous sommes encore dans cet état d’esprit où nous avons parfois tendance à tout ramener à nous-mêmes. Ainsi, lorsque le Dieu Amour nous effleure, nous rencontre, c’est une tout autre réalité qui se met en place dans notre vie, c’est une autre histoire d’Amour qu’il nous propose. En effet, l’Evangéliste Jean va introduire une autre parole que parfois nous négligeons. Cette autre parole va nous permettre de mieux découvrir la profondeur de l’Amour de notre Dieu pour notre humanité, pour chacun d’entre-nous, mais aussi pour toute la création. Cette autre parole nous annonce qu’il est possible de vivre chaque jour selon cet Amour, cet Agape. Cette autre Parole ose même dire qu’il nous est possible de vivre par cet Amour, et même vivre pour cet Amour, cet Agape. L’évangéliste Jean dit : Voici comment s’est manifesté, s’est révélé l’Amour de Dieu parmi-nous : « Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous vivions par Lui »
L’évangéliste Jean nous appelle à contempler, avec les yeux de notre esprit, les yeux de la foi, le Fils unique cloué sur une croix. L’Amour de Dieu se révèle là. L’humanité Aimante de Dieu se manifeste par le Fils unique crucifié par notre humanité. Mais comment entendre cette Parole ? Comment l’interpréter ? Comment la vivre ? Comment discerner l’Amour de Dieu ? Dieu en tant que Père manifeste donc Son Amour en livrant son Fils sur une croix. Mais ce n’est pas tout, Jésus Christ notre Seigneur en tant que Fils unique se livre lui-même sur cette croix par Amour, nous dit l’Ecriture. Dieu ici se donne en Jésus Christ afin que Sa Vie soit victorieuse sur le péché, sur l’adversaire, sur la mort. Dieu se donne et nous apprends à vivre de ce don de soi. Et n’est-ce pas ce qui caractérise nos vies de couples ? Nous nous donnons l’un à l’autre et ainsi nous traversons dorénavant toutes sortes d’épreuves et de joies à deux, à trois…
Chère Esther, cher Witinbert, cher Cameron, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. La vie est un combat, comme la foi en Jésus Christ est un combat. Mais la grande différence avec celles et ceux qui n’ont pas encore placé leur foi en Jésus Seigneur, la grande différence réside dans le fait que ce combat nous ne l’effectuons pas tout seul. En effet, nous sommes accompagnés. Et, fort de cet accompagnement, nous avons compris que par nos seules forces nous ne serions jamais vainqueur devant tous ces combats qui s’ouvrent devant nous. Tous les deux, vous en êtes pleinement conscient, puisque vous avez donné votre vie à Jésus Christ, puisque vous avez intégrés par la foi que le seigneur Jésus est votre Sauveur, votre libérateur. Vous êtes pleinement conscient de cela par le parcours que vous avez eu tous les deux, individuellement et maintenant en couple, en famille. Intimement vous vous sentez et vous vous savez accompagné par Celui qui est l’Amour, le Seigneur Jésus, Celui qui se donne sans compter. Et c’est cela qui importe. Dieu se donne en Jésus Christ pour rendre nos Vies victorieuses par la Sienne. Dieu est donc en chacun de nous. Il habite en vous Witinbert et Esther, par l’Esprit Saint qui est la Présence réelle, insaisissable et sanctifiante de Dieu dans nos vies.
Cet Amour, cet Agape qui se livre pour nous, nous dit l’Ecriture, ne devient compréhensible que lorsque nous réalisons, grâce à l’Esprit Saint, au plus intime de nous-mêmes que nous sommes, les uns et les autres, esclaves de forces contradictoires dans notre intériorité. Et nous avons beau faire toutes sortes d’efforts, nous sommes incapables de nous libérer, par nous-mêmes, de toutes ses injonctions contradictoires dans l’intime de notre intime. Nous avons besoin d’un Sauveur, d’un Seigneur, d’un Saint qui a suffisamment d’Amour pour accueillir tout le détestable qui vit dans notre cœur, dans mon cœur, dans l’intime de mon intime. L’amour de Dieu révélé en Jésus Christ est donc un acte de libération au plus intime de nous-mêmes. Mais de quoi nous a-t-il libéré ? Voici une réponse possible : Jésus Christ notre Seigneur nous a délivré, libéré de tout ce qui nous empêchait d’être dans une pleine et entière communion avec Lui. Il nous sauve de nous-mêmes. Il nous sauve de notre égotisme, de notre égocentrisme, de notre égotisme. Il nous arrache des mains de l’Adversaire et nous donne la force de ne plus être l’esclave de notre mensonge, de notre tendance prédatrice, de notre méchanceté. Jésus Christ, notre Seigneur, assume à notre place, par Amour, par Agape, notre infidélité et notre désobéissance à Son égard. Dit d’une manière plus synthétique : il prend notre péché par Amour et il meurt à cause de notre péché car la mort est la conséquence du péché. Il meurt alors que Lui est sans péché. Il meurt à cause de notre péché par Amour. Mais cela n’est pas tout. Il laisse dans la mort notre péché par Amour, il s’est ressuscité des morts et dorénavant nous vivons en Lui, par Lui, pour Lui dans Son Amour. C’est pour cela que l’Evangéliste Jean écrit : « voici ce qu’est l’Amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est Lui qui nous a aimé et qui a envoyé son Fils en victime d’expiation. » Voilà la profondeur de l’Amour de Celui en qui nous plaçons notre foi.
Fort de ce que nous venons d’entendre nous pouvons mieux comprendre ce que nous dit Jacques dans sa lettre. Il écrit : La sagesse d’en haut, elle, est d’abord pure, ensuite pacifique, conciliante, raisonnable, pleine de compassion et de bons fruits, sans partie pris, sans hypocrisie. Or le fruit de la justice est semé dans la paix par les artisans de paix.
Jacques nous parle de la Sagesse d’en haut. La sagesse d’en haut n’a rien à voir avec la sagesse humaine. Nous avons souvent tendance à ramener la sagesse d’en haut à notre propre sagesse. La sagesse d’en haut nous venons de le redécouvrir avec l’Evangéliste Jean se résume en quelques mots : Jésus Christ le Crucifié/ressuscité de morts, telle est la Sagesse d’en haut. C’est de cette sagesse dont parle Jacques qui se définit comme le serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ. Cette Sagesse là ne peut pas être conquise, acquise puisqu’elle vient d’en haut. Nous nous comportons souvent avec Dieu avec un esprit de convoitise, voulant par la force du poignet obtenir de Dieu tout ce que nous voulons. La sagesse d’en haut est don, elle se partage, elle s’offre, elle n’est pas saisissable. La sagesse d’en haut se nomme l’Esprit Saint, la présence de Dieu dans notre intime. Et c’est Lui qui S’offre à nous pour que nous apprenions à vivre de son don. Il Se donne afin que nous vivions de Sa paix, de Sa compassion. Que peut-on espérer de mieux pour un couple de découvrir que son bien aimé, sa bien-aimée est habitée par cette paix qui vient d’en haut et qui réside au plus intime d’eux-mêmes. C’est donc cette Sagesse d’en haut qu’il est bon de cultiver dans nos vies de couples, dans votre vie de couple Wittenberg et Esther. Quel beau ministère que celui d’être, avec l’aide de la Sagesse d’en haut, des artisans de paix. Voilà ce que je souhaite à votre famille Esther, Witenbert et Cameron. Car être un artisan de paix ne peux faire que du bien à tous ces proches qui vous entourent, à toutes celles et ceux que vous côtoyés dans vos métiers respectifs. Amen.