Culte avec et pour les enfants et les jeunes le 14 décembre

Accueil par l’équipe catéchétique avec le pasteur

Premier chant : Noël des enfants du monde

Deuxième chant : Si j’étais un papillon

Scène 1 Les préparatifs du départ de Barnabé

La conteuse : Barnabé est un jeune garçon qui vit dans un petit village nommé Rama. Il est orphelin et rend de nombreux services aux villageois afin de gagner un peu d’argent pour se nourrir.

Il vit dans une cabane très modeste au milieu des champs. Le matin, quand il voit le soleil embraser le ciel, il se dit qu’il irait bien voir de plus près ce phénomène incroyable (plusieurs photos de soleil levant). Et toute la journée il pense à tout un tas d’aventure épique à la rencontre de ce majestueux soleil. La nuit, regardant le ciel et toutes ces étoiles qui brillent, il se demande comment tout cela peut rester suspendu là-haut et qui a bien pu imaginer et créer autant de beautés et d’harmonie. (Plusieurs photos de ciel étoilé) Barnabé vient de fêter ses sept ans avec un morceau de pain, quelques dattes et des étoiles plein les yeux.

(Entre un enfant (Ruben Barnabé) un avec sac à dos, il s’assied et vérifiera que tout est dans son sac en les montrant à l’assemblée) (Il peut y avoir des objets insolites comme un doudou)

La conteuse : Aussi les jours passant, Barnabé a de plus en plus envie de partir découvrir le monde. Il commence petit à petit à réunir tout ce qui est nécessaire à son voyage, un morceau de pain, un morceau de fromage bien dur pour ne pas le manger trop vite, quelques dattes et raisins sec, une outre en peau de chèvre que lui a donné un de ses employeurs et surtout sa fronde qui lui permettrai de chasser et aussi de se défendre car il devrait certainement traverser un désert. Des histoires racontent que d’étranges créatures habitent les déserts. Certains les appellent démons ou djinn qui vous piègent dans des sortes d’illusions et qu’ainsi vous pouvez vous perdre et mourir de soif. (Photos de créatures fantastiques ou cela pourrait être les dessins et diaporama des enfants de l’école biblique qui sont assis au premier rang, ils se tournent et montrent les créatures fantastiques) (On peut imaginer aussi que commence ici premier défilé de mode. Les enfants à la queue leu leu font deux allers-retours dans la travée, afin que tout le monde puisse admirer les dessins des enfants.) D’autres histoires affirment que dans le désert se trouve un trésor inestimable. (Deux enfants avec des brumisateurs aspergent l’assemblée. Diaporama avec écrit en gros : Le trésor c’est l’eau !)

La conteuse : Notre balluchon est prêt. Barnabé fait le tour du village pour annoncer son départ, pour expliquer les aventures extraordinaires qui l’attendent mais la plupart des villageois se moquent de lui : « il ne se passera pas trois jours avant que tu ne sois revenu !». (Diaporama : l’assemblée et les catéchètes et les enfants, les jeunes et les parents disent : Ah ! Ah ! Ah)

La Conteuse : Un matin, Il regarde autour de lui, comme pour dire au revoir à ces collines verdoyantes, ces montagnes au loin, ces sentiers qu’il avait parcouru de nombreuses fois. Il sent la nostalgie le submerger, presque douloureuse, car il aime profondément cette terre, ses racines, sa cabane. Il ferme les yeux, se calme et décide que c’est le temps de partir. (Ruben sort et se dirige vers la sortie, les autres se lèvent et le regarde partir)

Troisième chant : chanson russe petite clochette (

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Quatrième chant : Aujourd’hui le roi des cieux (32/28)

Scène 2 : Le voyage partie 1 : la rencontre avec les rois mages

Entre Barnabé (Elian) lentement il est fatigué. Il va installer son campement sur la chaire

Pendant que le conteur raconte son histoire.

La Conteuse : D’un pas ferme et décidé, Barnabé entreprend son voyage. Au fil des jours, il rencontre beaucoup de gens fascinés par ce garçon qui ose quitter son village pour découvrir le monde. Le soir contre un repas, il raconte son aventure, en exagérant un peu parfois, à une assistance médusée. Parfois il s’arrête quelques jours pour gagner un peu d’argent pour poursuivre son chemin. Le soir il établit son campement, une couverture et un feu joyeux entre trois pierres. Il mange un morceau de pain trempé dans un peu d’huile avec du thym et un peu de sumac. Soudain il voit arriver, venant de l’est, de drôles de personnages richement vêtus discutant joyeusement.

Entrent trois ou plus rois ou reines mages (enfants ou adolescents) déguisés, ils s’installent avec Barnabé près de la chaire

(Elsa et Nechma, Marc et Eliot, Axel)

La Conteuse : Ils s’arrêtent à la hauteur de Barnabé et trouvent son campement bien établi. Ils lui demandent s’ils peuvent passer la nuit ici et lui proposent un morceau de fromage en échange de son hospitalité. Barnabé est content d’avoir des compagnons pour la nuit, c’est plutôt rassurant. Intrigué par leurs vêtements et leur comportement il leur demande d’où ils viennent ?

Ce dialogue peut être joué par les jeunes et les enfants déguisés. Seuls les ados parlent

Marc : Barnabé, c’est un voyage extraordinaire qui nous a conduit devant un roi, le roi des Juifs.

Eliot : Nous avons dû suivre une étoile pour y arriver et nous rentrons chez nous en faisant un petit détour.

Barnabé (Elian) : j’ai déjà entendu parler des Juifs et je ne savais qu’ils avaient un roi, qu’est-ce qu’il a de spécial ?

Elsa : Quand nous l’avons rencontré, il venait de naître

Nejma : Et nous nous sommes agenouillés devant lui.

Axel : Nous lui avons offert tous ce que nous avions de plus précieux

Eliot : nous sommes repartis le cœur léger

Elsa : En fait, cette rencontre nous a bouleversé,

Nejma : il y a un sentiment étrange qui est né en nous,

 Axel : Une espérance dans ce qu’il va accomplir,

Eliot : Une espérance qui nous rend particulièrement heureux.

La Conteuse : jusqu’à l’aube, Ils continuèrent à discuter.

Les rois mages s’endorment. Seul Barnabé reste éveillé. Il regarde les étoiles et le lever du soleil (Diaporama étoiles et levé du Soleil, créatures fantastiques)

La Conteuse : Barnabé est très intrigué par cette histoire. Il y a donc un Dieu qui a créé tout ce qu’il connaissait y compris sa petite personne. Et ce Dieu vient d’envoyer son fils sur terre pour sauver les hommes ! (Les rois mages se réveillent il le salue et partent. Dans sa tête se bousculent mille et une questions. Ses compagnons d’un soir ont déjà repris leur route.

Le plus étrange, on peut parler à ce Dieu par la prière. Barnabé a essayé à plusieurs reprises car il a beaucoup d’interrogations, mais il ne reçoit aucune réponse. Il pense qu’il s’y prend mal et se dit que dans le fond ça lui fera une nouvelle histoire à raconter.

Cinquième Chant (frappe des mains)

Scène 3 : la traversé d’un désert

(Barnabé descend de la chaire et fait des allés retour dans l’allée du temple de plus en plus fatigué)

La conteuse : La végétation se fait de plus en plus rare et Barnabé marche sous un soleil de plomb. Il doit économiser son eau. Il parle tout haut, s’adressant à ce Dieu qui ne répond pas mais ce n’est pas grave car cela lui fait du bien. Il a le sentiment étrange d’être écouté. Il a un compagnon de voyage idéal, discret et attentif. Sans s’en apercevoir, au fil des kilomètres, à la tombée de la nuit, Barnabé pénètre dans le désert. (Diaporama : photo de désert à la tombée de la nuit) Perdu dans ses pensées il continue à marcher sous la voûte étoilée. (Photos de la voute étoilée ou/et les enfants au premier rang allument des lucioles et marchent dans le temple avec les lumières éteintes.) (Un régisseur lumière qui ?) Puis se rendant compte qu’il n’y a plus de chemin, il décide d’établir son campement. Il ne trouve pas de bois pour allumer un feu, Il se recroqueville alors dans sa couverture. Des bruits mystérieux, de cris étranges et angoissants résonnent dans la nuit. (Diaporama : Cris des aigles, des lions, des moutons par toute l’assemblée) Il se réveille au petit matin au milieu d’un paysage extraordinaire. Autour de lui s’étend, aussi loin qu’il peut voir, des étendus de sables et de cailloux dans une palette de couleurs ocres et jaunes sous un ciel rougeoyant. (Dessins de désert des enfants, plus diaporama, ils se tournent se promènent dans l’allée pour montrer une deuxième fois leurs dessins, (On peut imaginer une courte chorégraphie) pendant ce temps le conteur continu son histoire.) L’horizon semble onduler comme porté par une mer invisible. Quelques arbustes tentent de survivre. Barnabé se hâte pour se remettre en route prenant la direction de l’Est. Sans point de repère, il sait qu’il lui sera difficile de garder le cap. En chemin, il cherche des traces de passage de caravanes ou de voyageurs mais n’en trouve pas. Le soleil est déjà au Zénith, Barnabé décide de faire une pause. Avec son bâton et sa couverture il forme une sorte de tente sous laquelle il se glisse et malgré la soif, il finit par s’endormir.

Sixième Chant : voici noël

Scène 4 : Le rêve de Barnabé

La conteuse : Pendant son sommeil, il fait des rêves bizarres. (Musique qui introduit les rêves) Il se retrouve dans un palais, assis sur un trône, recevant la visite d’étranges animaux qui parlent. Ainsi un lion flamboyant s’agenouille devant lui et lui offre de devenir son garde du corps. Un éléphant fait une entrée tonitruante et après s’être incliné lui propose de le transporter partout où il veut se rendre. Des dromadaires chargées d’or de pierres précieuses déchargent leurs présents à ses pieds, des panthères, enveloppées dans des voiles transparents, dansaient de façon langoureuses, d’élégants patas lui apportent des fruits de toutes sortes. Barnabé ne comprend pas toute cette sollicitude et se demande ce qu’il a bien pu faire pour cela lorsqu’un serpent majestueux s’avance et lui demande :

« Cher Barnabé, nous sommes honorés de ta présence. Nous aimerions te demander une faveur. Une faveur ? Comment pourrais-je refuser ? Répond Barnabé – veux-tu être notre roi ? Je ne suis qu’un pauvre paysan et j’ai horriblement soif ! » (Musique qui introduit le second rêve) Le palais s’estompe petit à petit pour faire place à un magnifique jardin au centre duquel il y a une fontaine d’où jaillit une eau claire et cristalline. Barnabé se penche pour boire de cette eau et tombe dans un vide obscur. (Musique qui annonce la fin du rêve) Il se retrouve sur un sol à la fois mou et ferme. Il se frotte les yeux et voit au-dessus de lui scintiller les étoiles, il fait nuit et une brise fraîche effleure son visage. Tout près, un feu crépite joyeusement auprès d’un jeune homme assis en tailleur qui semble méditer.

(Entre les jeunes s’installent. Barnabé dort dans la chaire, les autres sont à côté.)

Barnabé change ? (Dialogue entre Elian ? Marc ? et Eliott ?)

Le jeune homme (Joseph) : tu es réveillé ? Ça fait plusieurs jours que tu dors, tu avais de la fièvre et tu étais desséché comme une vieille figue »

La conteuse : Barnabé reprend conscience, se redresse, met une main dans sa barbe pour réfléchir. Ses rêves d’enfant ont disparu. Beaucoup de temps s’est écoulé depuis son départ et il ne sait plus très bien quoi faire. Il se présente et remercie son sauveur.

Barnabé : Connais-tu le roi des Juifs ? (Noëlla ? Jean Pierre ?)

Le jeune homme (Joseph) : Tu veux parler de Jésus, certains disent qu’il est le Messie, d’autres que c’est un prophète, un guérisseur.

Pourquoi le cherches-tu ?

Barnabé : je ne pense pas que je le cherche mais j’aimerais bien le rencontrer car il paraît qu’il a le pouvoir de nous transformer.

Le jeune homme : nous transformer en quoi ? En lézard ?

Barnabé : Non, je pense plutôt à notre façon de regarder le monde et ceux qui l’habitent.

Le jeune homme : Je vais faire un bout de voyage avec toi pour sortir de ce désert et dès que nous arriverons aux premières habitations, tu pourras te renseigner auprès des villageois. C’est aussi à ce moment-là que nos routes se sépareront.

La conteuse : Ils continuent à discuter jusqu’au petit matin. Quand le soleil apparait à l’horizon, nos voyageurs se remettent en route. Le jeune homme semble connaître chaque brindille du désert, l’emplacement des puits, comment attraper ces sauterelles qui sont délicieuses. Il enseigne à Barnabé comment survivre dans ce lieu apparemment hostile et discutent longuement le soir. Ils marchent aussi des heures sans dire un seul mot. La végétation commence à apparaître çà et là, quelques arbustes d’abord, puis des zones verdoyantes autour de grands arbres. Ils aperçoivent aussi quelques chèvres. (Barnabé et le jeune descendent de la chaire et commencent à se diriger vers la sortie.) Non loin de là, sous un figuier des hommes discutent. Nos deux compagnons décident de se séparer.

Barnabé : Je regrette de ne pas avoir trouvé ce trésor dont on m’a parlé », lance Barnabé un peu triste.

Le jeune homme : tu l’as peut-être trouvé mais tu ne le sais pas encore »

Offrande Septième Chant : Comment ne pas te louer ?

(Barnabé met une barbe) (René ? monte sur la chaire et devient Barnabé

Scène 5 La rencontre avec les paysans

Daniel, Lydie et Barnabé (Un troisième Barnabé) (René ou Jean Pierre ?) parlent fort de la place où ils sont

La conteuse : Barnabé se dirige vers un groupe de paysans pour les saluer. Ils sont assis autour d’un feu improvisé et préparent du thé. Barnabé commence à raconter son voyage et leur demande :

Barnabé : j’ai cru comprendre que le dieu des Juifs a envoyé son fils et que celui-ci est connu comme Roi, Messie, Prophète et guérisseur, l’auriez-vous rencontré ?

Daniel : comment pourrait-il être tout cela ? est-il Juif ?

Lydie : il y a bien un homme qui semble très pieux et qui est parti dans ce désert il y a plusieurs lunes.

La conteuse : les discussions vont bon train et chacun apporte ce qu’il a entendu à travers les histoires que les voyageurs leur laissent. Ils expliquent à Barnabé que les juifs vont bientôt fêter la Pâques qui est une grande fête religieuse et que beaucoup de pèlerins se rendent à Jérusalem à cette occasion. Barnabé aurait bien aimé partir pour cette Jérusalem qui semble magnifique mais ses vêtements sont sales et déchirés. Il lui faut donc travailler pour finir son voyage. Il leur demande s’il est possible pour lui de travailler et ils décident de l’emmener au village et lui présentent les personnes qui peuvent l’embaucher. Barnabé ne met pas longtemps à se faire des amis, il est vite apprécié de ses employeurs car il est travailleur et ne se plaint jamais. Il commence à gagner un peu d’argent et s’achète de nouveaux vêtements et de nouvelles chaussures. Il ne lui reste plus qu’à économiser encore un peu pour les frais du voyage.

Un jour, un dénommé Hiram, un des propriétaires qui l’emploie le convoque :

La propriétaire Agnès : Barnabé, cela fait plus de 17 lunes que tu travailles pour moi et j’en suis satisfait. Je te propose de devenir mon contremaître et mon gendre.

Barnabé : Votre gendre ?

La propriétaire : (Il montre l’assemblée) tu choisiras parmi une de mes filles, elles sont toutes bien faites et bien élevées.

Barnabé : Merci, mais…C’est à dire que je dois faire une sorte de pèlerinage d’abord. C’est pour cela que je travaille si dur. Je dois aller à Jérusalem pour rencontrer le roi des Juifs.

La propriétaire : Soit ! Nous pourrions partir ensemble, je pourrais faire quelques achats et ramener de beaux tissus pour ma femme et mes filles.

Qu’en penses-tu ?

  • Barnabé : C’est trop d’honneur que vous me faites. Nous pourrons ainsi apprendre à nous connaître en chemin étant donné que vous voulez que je rentre dans votre famille.

La conteuse : Dès le lendemain, ils s’équipent pour le voyage, choisissent deux ânes robustes et partent joyeusement en direction de Jérusalem.

Huitième Chant : O peuple fidèle

Scène 6 Jérusalem

(Quatre personnes sont assises ou debout devant l’assemblé et disent le texte)

La conteuse : Jérusalem est une ville incroyable ! Barnabé n’a jamais vu autant de maisons, les rues sont bondées de monde, marchands, femmes et hommes qui semblent courir dans tous les sens et quelques militaires romains qui patrouillent. Et les odeurs ! Odeurs d’épices, de parfums qui se mélangent.

Barnabé part seul dans un dédale de ruelle, sans savoir vraiment où aller. Il finit par déboucher devant un bâtiment majestueux entouré de murs percé de plusieurs portes. Des hommes y entrent et en sortent discrètement. Barnabé s’approche de l’un d’eux et lui demande :

Barnabé (Jean Pierre ou René) : Bonjour, je m’appelle Barnabé et je viens de loin pour rencontrer le roi des Juifs.

L’inconnu (Axel) : le roi des Juifs ? Et il a un nom ce roi ?

Barnabé : Jésus le Nazaréen, je crois.

La conteuse : L’homme sort un bâton et frappe violemment Barnabé qui s’enfuit à toute jambe ne comprenant pas ce qui lui arrive.

La femme attentionnée (Elsa) : psitt, psitt, par ici !

La conteuse : Barnabé se retourne et voit une femme qui lui fait signe de le rejoindre.

La femme attentionnée (Elsa) : qu’est-ce qui te prend de parler de notre Seigneur dans les rues de Jérusalem ! Tu veux mourir !

La conteuse : Barnabé lui fait part de son incompréhension et lui raconte toute son histoire.

La femme attentionnée : il faut être prudent aujourd’hui. Assieds-toi et goûte mon thé et écoute-moi. Barnabé, celui que tu cherches a été cloué sur la croix à la demande des prêtres Juifs. Ils ne le reconnaissent pas comme Roi, ni comme Messie. Aujourd’hui ses disciples se nomment chrétien. Si tu as un peu de temps, je vais t’expliquer.

Barnabé : C’est terrible. Vas-y, je t’en prie, continue.

La conteuse : Alors la femme attentionnée reprend son monologue. Elle lui raconte les miracles, les discussions à la synagogue, les Apôtres. Elle lui raconte les traîtrises, la Pâques, le procès. Elle lui raconte le calvaire, la croix, le tombeau vide. Elle lui raconte Emmaüs, Thomas, la résurrection.

Barnabé écoute en silence, perdu dans ses pensées. A la fin, il prie congés poliment et part par les ruelles. Il sort de la ville et sans le savoir se dirige vers le mont Golgotha. Arrivé au sommet, il s’assied sur un gros caillou et se met à pleurer. Pourquoi ai-je mis autant de temps pour ce voyage ? Jamais plus je ne pourrais le rencontrer.

La femme au châle noir (Emma) : Pourquoi pleures-tu ?

La conteuse : Barnabé se retourne et voit une femme toute de noir vêtue, portant un châle sur la tête qui le regarde avec compassion. Il voit aussi qu’il est assis au pied d’une croix de bois. Il se redresse d’un bond et répond :

Barnabé : J’ai fait un très long voyage pour le rencontrer et je viens d’apprendre qu’il a été cloué sur une croix comme celle-ci !

La femme au châle noir : En effet, c’est sur celle où tu es assis. Si tu es ici, maintenant ; c’est que tu l’as déjà rencontré. Sache aussi que tu le rencontreras à nouveau.

La conteuse : Barnabé regarde la croix vide. Il sourit. Il se rappelle des mages, de cette espérance qu’ils avaient au cœur. Il comprend la rumeur qu’il a entendu en montant vers ce mont Golgotha disant qu’un être humain est ressuscité des morts. Il remercie la dame et descend la colline en sifflotant.

Musique.

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Neuvième chant : Les anges dans nos campagnes

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