Culte collectif avec le texte de Jean-Pierre Julian

culte collectif le 26 juillet

culte collectif le 26 juillet 2026

Merci à toutes celles et ceux qui ont participé  à ce culte collectif, bien sympathique : Anne- Sylvie, Mireille, Marie-Claude, Vincent et  Vénus.

Accompagnement au piano de Marie-Claude O, à la clarinette  de Marie-Christine et de chanteuses :  Anne-Sylvie, Marie-Claude F., Isabelle.

 

Pompier volontaire et le Sauveur : Sœur et frères en Christ, chers proches et amis d’Elisa et Florian et Charlie. Si j’ai choisi ces quelques versets ce matin c’est tout simplement parce que vous êtes pompiers volontaires tous les deux. Et lorsque l’on est pompier volontaire c’est pour sauver des vies, c’est pour éteindre des feux, c’est être à l’écoute de nos concitoyens.

Ce matin, je vais vous parler de la manière étonnante dont Dieu en Jésus Christ s’y prend pour nous sauver de la colère à venir et du juste jugement de notre Dieu, ce Dieu qui est Amour. Sauver quelqu’un, c’est le sauver de quelque chose, d’une noyade, d’un accident de voiture, d’une chute en montagne. Nous mettons tout en place pour sauver la personne d’une mort certaine, d’une amputation possible. Florian et Elisa, votre engagement comme pompier volontaire est là pour nous rappeler que grâce à des personnes comme vous, grâce à cet engagement vous participez à sauver ce que l’on peut sauver. Le Seigneur Jésus lui, de son côté, est venu sauver tout le genre humain de la Colère à venir. Cette Colère à venir concerne toute notre humanité qui depuis l’origine des temps s’est coupé de Lui en écoutant, en obéissant, en donnant foi à la parole d’une créature et non plus à la Parole créatrice, à la parole de Vie qui est celle du Dieu Amour. En effet, notre humanité a fait le choix de ne vouloir n’exister dans ce monde qu’en elle-même, que par elle-même et que pour elle-même.

Jésus nous sauve de nous-mêmes ? La bonne question donc est celle-ci : Jésus est venu nous sauver de quoi, de qui. Car dans notre vie de tous les jours nous n’avons pas le sentiment d’avoir besoin d’être sauvé de quoi que ce soit, sauf si notre maison brûle, sauf si notre enfant s’est perdu dans la forêt alors là nous faisons appel au pompier. Mais mise à part ces situations exceptionnelles, nous n’avons pas le sentiment d’avoir besoin d’être sauvé. Certes nous avons certaines choses qui nous agacent, certaines addictions qui nous indiquent que nous ne sommes pas si libres que cela. Mais nous avons vraiment quelques difficultés à comprendre en quoi la venue de Jésus Christ nous est vraiment utile, vu que nous ne savons pas de quoi nous devons être sauvé. Jésus est venu donc nous sauver en tout premier lieu de nous-mêmes. Vous savez ce nous-mêmes qui se croit plus intelligent que son prochain, qui se croit meilleur que son prochain, qui se croit plus fort que ce prochain qui s’écroule à la moindre difficulté. Ce nous-mêmes qui fait du mensonge, de l’hypocrisie une manière d’être dans notre vie sociale afin de ne pas entrer en conflit avec ce prochain sympathique mais o combien insupportable. Ce nous-mêmes qui nous fait avoir des pensées détestables envers cette personne qui convoite le même poste que nous. Ce nous-mêmes qui réclame la peine de mort à tous ces assassins d’enfants, ce nous-mêmes qui réclame que justice soit faite et s’habille du vêtement du justicier s’imaginant et se croyant sans tache et sans reproche. Ce nous-mêmes qui au fil du temps devient même insupportable pour nous-mêmes, tellement insupportable que pour avoir la paix avec ce nous-mêmes nous nous enfermons en ce nous-mêmes et décrétons que notre parole est vérité, que notre personne mérite d’être copié, suivit, que notre sagesse vaut le coup d’être écouté. Bref, nous devenons une caricature de nous-mêmes. Alors pour ne pas devenir cette caricature de nous-mêmes, nous décidons de travailler sur ce nous-mêmes et de nous améliorer. Des fois cela marche, d’autres fois non. Et puis au fil du temps et avec beaucoup d’effort quelqu’un nous dit que nous sommes une belle personne. Cela nous flatte, cela récompense nos nombreux efforts, mais au fond de nous-mêmes nous savons qu’il n’en est rien. Trop de pensées détestables polluent notre cerveau, trop de désirs contradictoires nous entrainent vers des chemins scabreux. Bref, nous ne sommes pas si libres que cela dans notre intériorité. Même si d’une manière péremptoire nous osons dire avec des amis lors d’un apéro : Moi, je n’ai ni Dieu, ni maitre. Je suis libre.

Nous sommes sauvés de quoi ? Nous n’avons pas encore répondu à la question principale : Jésus est venu nous sauver de quoi. Nous avons seulement décrit un esclavage plus profond au plus intime de notre intériorité qui nous empêche d’être pleinement nous-mêmes. Cet esclavage au cœur de notre intériorité un pompier n’a pas vocation de nous en délivrer. Seul un psychanalyste, ou un psychiatre à été formé pour accompagner notre humanité dans les méandres de son être pour l’aider à y voir plus clair en elle-même. Mais ni le psychanalyste, ni le psychiatre aura cette prétention de nous sauver. Seul Jésus dont le nom veut dire Sauveur a cette autorité-là de nous sauver de ce qui nous empêche d’être pleinement nous-mêmes. Et ce qui nous empêche d’être pleinement nous-mêmes c’est donc le péché. Mais le péché dans la Bible c’est quoi ? Le péché c’est une puissance qui vit en tout être humain. Celui qui vole et tue est prisonniers du péché comme celui qui paie ses impôts et ne fait de mal à personnes et qui ne vit que pour lui-même. Il est, lui aussi, prisonnier du péché. Si le péché est une puissance cela n’a donc rien à voir avec la morale. Le péché dans la Bible annonce que notre humanité vit séparée du Dieu Amour. Nous ne pouvons pas, par nos seules forces, nous défaire ou même contourner cette puissance du péché car c’est une loi qui vit dans notre intériorité et qui est plus forte que nous puisque c’est une loi. Nous n’avons pas d’autorité sur cette loi. La question qui suit est logique : « pourquoi Jésus a-t-il voulu réaliser pareil prodige ? » Et c’est là où le texte biblique que vous avez entendu prend toute sa saveur. Réécoutons quelques versets :

Christ nous associe à sa Vie :« Car lorsque nous étions sans force, Christ au temps marqués est mort pour des impies, a peine mourrait-on pour un juste, quelqu’un peut être mourait-il pour un homme de bien mais Dieu prouve son Amour envers-nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. » Ce court passage nous décrit « un pompier » un peu particulier. Les pompiers qui viennent à notre secours ne mettent pas leurs vies en dangers. Ils calculent les risques et vont à la limite du possible et c’est ce que leur demande la société : de sauver des vies quand cela ne met pas en danger leurs propres vies. Ici avec le Christ nous avons une autre figure qui bien entendu va au-delà de la figure du pompier. Avec le Christ nous avons un être humain, comme vous et moi, qui décide et accepte de se faire péché, de prendre cette puissance qui vit en chacun de nous. Et en faisant cela, il nous associe à sa Vie. Ce qu’Il vit nous le vivons. Et c’est pour cela que Jésus se retrouve sur une croix et qu’il meurt à cause du péché, de mon péché, de ton péché, de notre péché, du péché du monde. Mais là où l’acte de Jésus est complètement fou c’est qu’il décide de donner Sa vie. C’est en cela qu’il va bien au-delà de ce que l’on demande à un pompier. Il donne donc Sa vie. Mais donner Sa Vie pour un être humain qui, à nos yeux, est une belle personne, un juste, une personne qui fait du bien cela peut s’entendre comme donner sa vie pour la Patrie afin que nos proches ne vivent pas sous l’oppression d’un envahisseur. Tout cela peut s’entendre. Mais donner sa vie pour des impies, des pécheurs c’est-à-dire des personnes qui se moquent de Dieu lui-même, qui lui disent ce qu’il devrait faire, qui volent, qui tuent, qui mentent, qui blessent par leurs paroles, qui convoitent ce qui ne leur appartient pas, qui ne pensent qu’à elles-mêmes, qui ramènent tout à elle-même, qui ne vivent que pour elles-mêmes, qui trahissent leur ami, qui l’abandonne, qui le renie, qui se moquent de celui qui est cloué sur une croix. Donner sa vie pour cette race que l’on surnomme l’humanité, car il n’y a qu’une seule race sur cette terre, l’humanité. Sœurs et frères en Christ, Il faut une sacrée dose d’Amour pour agir de telle sorte, pour donner Sa vie à une humanité qui brille bien souvent par son manque d’humanité. Cet Amour de Jésus pour chacun de nous est, reconnaissons le, surprenant. Cet Amour-là, nous est même inconnu. Nous ne savons pas Aimer de cette façon. C’est donc ici que nous découvrons la profondeur de l’Amour de Dieu pour cette humanité séparée de Lui. Jésus Christ notre Seigneur nous a associé à Sa Vie et depuis sa résurrection des morts nous sommes nouvelles créatures en Lui pour que nous apprenions à vivre selon son Amour car cela est possible. Mais pour bien comprendre cette notion de nouvelles créatures en Christ Jésus notre Seigneur continuons notre fil rouge non plus avec les pompiers mais d’autres médecins. Lorsque des pompiers ramènent un blessé grave qui, par exemple, c’est cassé les deux jambes, ils le conduisent à l’hôpital puis après la réparation des os cassés, les médecins le confient à un autre médecin, un rééducateur, qui va apprendre au patient à remarcher.

Libéré de la puissance du péché nous vivons pour Lui : Lorsqu’une personne s’est cassée les deux jambes, retrouver la fluidité de la marche ne se fait pas en quelques heures mais en plusieurs mois. Le réapprentissage demande persévérance et effort. Il en est de même lorsqu’un individu a pris conscience que le Christ Jésus par Sa mort et Sa résurrection l’a libéré de la puissance du péché. Il réapprend à marcher par la seule foi en Christ Jésus. Au début, il marche avec un déambulateur. Il regarde le monde, les autres avec un autre regard. Il redécouvre l’importance d’une réelle écoute de l’autre, le prochain, comme le lointain qu’il croise un jour. Puis il marche avec deux béquilles. Il ne cherche plus à prouver aux autres et à soi même que c’est une belle personne, il ne s’épuise plus dans cette quête sans fin. Puis, il ose marcher sans béquilles, il a retrouvé l’équilibre indispensable pour une marche confiante. Il a enfin compris que son humanité dorénavant prend sa source, son existence en Christ Jésus et qu’il est nouvelle créature en Lui, qu’il vit de Lui. Puis, Il recommence à refaire son footing matinal, ses balades à vélo, ses rencontres de basket, de foot, de volley. Sa manière de voir les autres, le monde et même soi-même est tout autre. Sa propre personnalité n’a pas changé mais ce qui a changé c’est la façon dont il vit et s’exprime. Il a abandonné tant de mauvaises habitudes qui l’éloignait des autres, qui l’isolait parfois. Il devient maintenant le témoin de ce Christ Jésus, ce Vivant, Son Seigneur qui vit en Lui et qui rayonne sans qu’il le remarque lui-même. Et dorénavant, il sait qu’il n’est pas tout seul dans ce monde. Voilà le témoignage que vous pourrez faire à Charlie dans les années qui vont suivre. Vous pourrez lui dire avec vos mots, votre personnalité. Vois-tu Charlie le Christ Jésus C’est Lui qui éclaire ton esprit par l’Esprit Saint que tu as reçu à ton baptême. C’est Lui qui t’encouragera à rendre gloire à Dieu notre Père. C’est Lui qui te permettra de Dire : Jésus est le Seigneur, il est mon Sauveur. Il m’a sauvé de moi-même, du péché, de l’adversaire. Je vis dorénavant en Lui devant Dieu notre Père et j’apprends à marcher avec lui par l’Esprit Saint.

Amen.

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