- Accueil
- Actualités
- prédication
- Prédication en dessins de Jean-Pierre MOLINA le 9 août 2026
Prédication en dessins de Jean-Pierre MOLINA le 9 août 2026
Partage
prédication à Clermont l'HT
9 août 2026 à Clermont
Mathieu 14/ 22-36 ( Marc 6/45-56 Jean 6/16-21)
Récit à première vue simple et qui, en fait, constitue une énigme.
Entre 2 multiplications des pains. Après la 1ère Jésus renvoie tout le monde : il pousse ses disciples ds la barque et la foule vers la région avoisinante. Moment à part : prière sur la montagne ds l’isolement. Clou du récit : la tempête et la marche / l’eau. Fin du passage : les disciples convergent vers lui en se prosternant et les habitants du bord de mer convergent vers lui avec leurs maladies. C’était une journée de Jésus.
Sentiments : la peur des disciples ( 26,27, 30) l’espoir des gens. 0 / les sentiments de Jésus.
Sentiments du lecteur : perplexité devant cette accumulation de phénomènes incroyables aujourd’hui . Éloignement par rapport aux lecteurs (auditeurs) contemporains du recueil de ces récits : pour eux les prodiges aident à croire. Pour nous prodiges gênent la croyance.
Nous en sommes réduits à chercher quel sens donner à ces récits archaïques – ou en recevoir. Il est capital : Jésus est le Fils de Dieu (33). Formule qui elle-même pose problème. Apparemment les événements précédents – multiplication des pains, guérisons – n’ont pas amené les spectateurs à cette conclusion Nous sommes donc devant un témoignage fondateur de notre foi. Problème, nous ne pouvons pas y adhérer . Alors ?
Les écrivains évangélistes ne sont pas des faussaires. Ils retransmettent le plus fidèlement possible ce que les contemporains de Jésus ont vu. Et les compagnons de Jésus ont vu ce qu’ils rapportent. Comment, sous quel type d’expérience, je n’en sais rien. Ms ils ont vécu un événement par lequel s’est exprimée la domination d’un h / les éléments naturels. Noter qu’il ne s’agit pas d’un événement public : seuls les disciples dans un endroit particulièrement isolé le vivent. 0 contenu politique de cette expérience; un contenu métaphysique ou religieux : Js est maître de la nature. D’où la question : comment nos prières pour la guérison de notre planète peuvent-elles rester si inefficaces?
Pistes : Jésus est vraiment le « Fils de Dieu » et sa présence / terre a occasionné une période exceptionnelle de règne de D qui donne le modèle de ce que le monde sera lorsque l’humanité sera convertie. Autrement dit : ne pas se faire trop d’idées sur l’utilité immédiate de la prière dans ce domaine.
Jésus est enfant de Dieu comm e nous pouvons l’être nous-mêmes, et Dieu n’intervient pas dans la vie du monde sans passer par ses créatures. Tout se passe comme si Dieu n’existait pas. Les récits des exploits de Jésus donnent l’image de ce qu’il faut viser ds nos actions . Ici une amitié avec les éléments, même déchaînés. Ce dont l’humanité est extrêmement loin.
Alors faut-il prier pour le climat? Oui il le faut parce que c’est la juste attitude envers D dont ns ne savons pas les modes d’action mais dont nous savons qu’il reçoit tous nos soucis, tous nos appels. Telle est la juste attitude envers D, et la juste attitude envers la planète consiste à se battre pour le climat sans attendre que D fasse des miracles indépendants du comportement des h. Se battre en recherchant les moyens qui permettent d’attaquer le mal à ses sources multiples et pas seulement au jour le jour, dans l’urgence . Ex : incendies : bien sûr il faut plus de moyens pour les pompiers, leur travail est de l’ordre du miracle immédiat, mais à plus long terme la survie de la planète relève d’une politique bien plus vaste et bien plus préventive, qui agit avant que le recours aux pompiers ne s’impose. Comment refuser les guerres, s’opposer aux déforestations, empêcher l’assèchement des rivières … Il ne faut pas oublier qu’une grande différence sépare les tempêtes bibliques et les cataclysmes modernes : dans la Bible nous assistons à la confrontation de l’homme avec les forces de la nature, mais les incendies ou les déluges modernes ne sont pas des catastrophes naturelles : il s’agit de réactions de la nature à une foule d’agressions humaines. C’est donc d’abord sur l’homme qu’il faut agir et là le miracle dont nous avons besoin est au moins aussi incroyable que la marche sur les eaux ou la multiplication des pains. Mais la Bible est écrite pour nous dire qu’il est possible.